Un lieu magnifique et paradisiaque, mais avec un sol sablonneux, Ibi village est situé sur le plateau de Batéké dans la province de Kinshasa, où les acacias sont nombreux. Il représente un concept de développement axé sur une plantation qui agit comme un puits de carbone. Ibi, qui signifie « source », est perçu comme… Read More
Category VIDÉO
Wewa : au cœur du chaos de la mobilité à Kinshasa
À Kinshasa, mégapole de plus de 12 millions d’habitants, se déplacer relève désormais du parcours du combattant. Entre embouteillages interminables, routes saturées et transports insuffisants, le “wewa” taxi-moto emblématique de la capitale s’est imposé comme une solution aussi indispensable que controversée. Ce reportage plonge au cœur de ce phénomène urbain : ses origines, son rôle économique et social, mais aussi les risques liés à l’absence de réglementation. À travers témoignages et analyses, il met en lumière l’urgence pour l’État congolais d’encadrer et de professionnaliser ce secteur vital afin de garantir sécurité, dignité et efficacité dans la mobilité des Kinois.
Paluku Mivimba Methusalem, trois décennies d’engagement au service du monde paysan
Depuis plus de trente ans, Paluku Mivimba Methusalem consacre sa vie à la défense des intérêts paysans en République démocratique du Congo. Son parcours débute en 1992, au cœur du milieu rural de Beni, où il contribue à la création d’une coopérative de planteurs. Deux ans plus tard, en 1994, il participe à la naissance du Syndicat de défense des intérêts paysans (SYDIP), une structure pionnière dans la représentation du monde agricole congolais.
L’engagement de Paluku dépasse rapidement les frontières nationales. En 2001, il s’implique dans la création de la Eastern Africa Farmers Federation (EAFF), qui regroupe les principales organisations paysannes de la région. L’année suivante, en 2002, il est l’un des fondateurs de la Fédération des Organisations des Producteurs Agricoles du Congo (FOPAC) au Nord-Kivu.
En 2011, fort de cette expérience, il prend les rênes de la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC). Pendant neuf ans, il en assure la présidence avec détermination, menant des luttes acharnées pour la reconnaissance du rôle central des agriculteurs dans le développement économique du pays.
Neuf années marquées par des défis, des victoires et des désillusions. En 2020, il passe le flambeau à une nouvelle génération de leaders paysans, convaincu que la relève doit poursuivre la bataille pour une politique agricole plus juste et inclusive.
Dans un film documentaire de huit minutes, Paluku revient avec lucidité sur ce long parcours : ses réussites, ses regrets, et les combats qu’il aurait voulu mener autrement. À travers ce témoignage, c’est toute une vie de militantisme paysan qui se raconte celle d’un homme qui, depuis 1992, n’a cessé de croire au pouvoir de la terre et à la dignité de ceux qui la cultivent.
La radio communautaire de Masia-Mbo : un outil de développement au cœur de la province de Mai-Ndombe
Au cœur de la province de Mai-Ndombe, la communauté isolée de Masia-Mbo lutte contre le poids du sous-développement. Pour faire face à cette situation, les habitants ont trouvé une astuce : la mise en place d’une radio communautaire qui fonctionne avec des moyens limités.
Cette initiative vise à désenclaver leur milieu et à favoriser le développement local. Ainsi, la radio Siamala-Mala est devenue un véritable outil de développement dans cette région du pays. Située loin des grands centres urbains et des infrastructures de communication modernes, la communauté de Masia-Mbo a dû faire preuve d’ingéniosité pour surmonter les obstacles qui entravent son développement. La mise en place de la radio communautaire a été une solution trouvée par les habitants, qui se sont regroupés en coopératives pour la gérer. Malgré des ressources limitées, la radio Siamala-Mala parvient à fonctionner grâce à des moyens de bord.
Les habitants se sont mobilisés pour collecter des fonds et acheter le matériel nécessaire. Les émissions sont produites localement, avec la participation active de la communauté. Les habitants sont invités à partager leurs histoires, leurs connaissances et leurs expériences, ce qui renforce le sentiment de cohésion sociale et d’appartenance à la communauté. La radio Siamala-Mala joue un rôle essentiel dans le désenclavement de Masia-Mbo. Elle permet aux habitants d’être informés des événements locaux, nationaux et internationaux, ce qui les relie au reste du monde. De plus, la radio diffuse des programmes éducatifs et de sensibilisation sur des sujets tels que l’agriculture, la santé, l’éducation et l’environnement. Cela aide la communauté à acquérir de nouvelles compétences et à prendre des décisions éclairées pour améliorer leurs conditions de vie. L’impact de la radio communautaire sur le développement local de Masia-Mbo est indéniable. Elle favorise la participation citoyenne en donnant la parole aux habitants et en encourageant les échanges d’idées. De plus, la radio joue un rôle économique en promouvant les produits et services locaux, ce qui stimule l’économie locale et crée des opportunités d’emploi. Cependant, il est important de noter que la radio Siamala-Mala ne peut pas résoudre tous les problèmes de développement de la communauté. Elle doit être soutenue par d’autres initiatives et par des investissements dans les infrastructures de base telles que les routes, l’électricité et l’accès à l’eau potable. De plus, une collaboration avec les autorités locales et les o
rganisations de développement est essentielle pour maximiser l’impact de la radio et pour soutenir d’autres projets de développement.
En conclusion, la radio communautaire de Masia-Mbo, la radio Siamala-Mala, est un exemple inspirant de la capacité des communautés à surmonter les obstacles du sous-développement. Malgré des ressources limitées, cette initiative permet de désenclaver la région et de favoriser le développement local. La radio joue un rôle clé en informant, en éduquant et en mobilisant la communauté. Il est essentiel de soutenir de telles initiatives et de les intégrer dans une approche globale du développement pour créer des communautés durables et résilientes.
Mukulima : A la rencontre de Déo Mwibiritsa
À Shasha, dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, Déo Mwibiritsa incarne l’âme de l’agriculture avec ses 35 ans d’expérience. En jonglant entre sa passion pour la terre et le désir ardent d’offrir une éducation à ses enfants, il se bat inlassablement pour maintenir un équilibre économique stable. Pour lui, transmettre son savoir-faire à ses enfants est essentiel pour assurer l’avenir de sa famille.
Cependant, au cœur de ses préoccupations, se dessine un obstacle de taille : l’état déplorable des routes qui entraîne des pertes considérables de denrées alimentaires en cours de transport. C’est dans ce contexte que Déo propose une solution novatrice à l’État congolais : investir dans un bateau pour faciliter le transport sécurisé des récoltes vers les zones urbaines, en passant par le Lac-Kivu. Cette idée, bien que simple, pourrait révolutionner la logistique agricole dans la région et offrir des opportunités de croissance économique aux agriculteurs locaux.
Le réalisateur Baeni Mutima Fortuné
Mukulima un film de Baeni Mutima Fortuné, cinéaste talentueux basé à Goma où il est né en 1997, Baeni découvre sa passion pour le cinéma dès son jeune âge, bercé par les films tanzaniens populaires diffusés à la télévision. Cette passion précoce le pousse à devenir acteur et scénariste dès l’âge de 15 ans, au sein du Groupe Young Super Movies.
Malgré les défis financiers et les obstacles rencontrés lors de ses débuts, Baeni n’a jamais abandonné sa passion. En 2012, il se lance dans une nouvelle aventure : le théâtre populaire. Aujourd’hui, il continue d’inspirer les jeunes artistes de la région par son dévouement et sa détermination à poursuivre ses rêves, malgré les difficultés rencontrées en chemin.
cinq minutes de film pour raconter l’histoire de Déo MWIBIRITSA, Baeni Mutima Fortuné, nous fait découvrir une autre réalité de la vie paysanne en RDC.
Mukulima à remporté le concours de court-métrage de l’édition 2021 du Festival AlimenTerre en RDC.
Champ école paysan : Histoire d’une communauté qui se prend en charge
Dans les années 2016 à 2018, au cœur du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, une lueur d’espoir a émergé au sein de 8 715 ménages touchés par les conflits armés, comprenant des déplacés, des autochtones, des familles d’accueil et des retournés. Ce projet, intitulé « Appui aux ménages affectés par les conflits armés au Nord-Kivu en République Démocratique », a permis à ces ménages ciblés de s’engager dans des activités agricoles grâce à des intrants agricoles fournis.
Au cœur de ces efforts, on retrouvait la relance des activités agricoles lors de la saison B de 2017, avec la culture de haricots et de maïs, la mise en place de pépinières communautaires pour les maraîchers, ainsi que l’implication des communautés dans la culture d’arbres fruitiers. Ce projet a non seulement offert des moyens de subsistance durables, mais il a également renforcé le tissu social de la communauté, démontrant ainsi la force et la résilience des habitants face à l’adversité.
Cette initiative, baptisée « Champ école paysan », est devenue le symbole d’une communauté qui, malgré les défis auxquels elle a été confrontée, a su se prendre en charge et cultiver un avenir meilleur pour ses membres. À travers le travail de la terre et la solidarité entre voisins, ces hommes et femmes ont montré que l’espoir et la détermination peuvent transformer des vies et bâtir des communautés plus fortes.
Synergie INERA, ULB Coopération et IRAIFT pour le développement de Luki
La synergie entre l’INERA, ULB Coopération et l’IRAIFT représente une collaboration stratégique et prometteuse pour le développement de Luki.
En unissant leurs expertises respectives, ces institutions visent à stimuler la recherche scientifique, l’innovation et le développement durable dans cette région. L’INERA, avec son expertise en recherche agronomique et environnementale, apportera des solutions adaptées aux défis locaux. ULB Coopération, forte de son expérience en coopération internationale et en soutien aux initiatives locales, facilitera l’implémentation des projets sur le terrain. Enfin, l’IRAIFT, en tant qu’institut de formation technique, jouera un rôle crucial dans le renforcement des capacités locales à travers des programmes de formation spécialisés.
Ensemble, ces partenaires visent à promouvoir un développement intégral et durable de Luki, en améliorant les conditions de vie des communautés locales et en préservant les richesses naturelles de la région.
Le film “Mabele” : lutte contre les pesticides dangereux à Kinshasa et dans le Kongo central
Dans l’effervescence de l’agriculture moderne, où la quête de productivité semble souvent primer sur la préservation de l’environnement, un documentaire poignant met en lumière une problématique alarmante à Dans le Kongo Central en République démocratique du Congo: l’usage de pesticides interdits et dangereux. Intitulé “Mabele”, ce film explore l’impact dévastateur de ces substances toxiques sur les terres fertiles qui ont nourri l’humanité depuis des générations.
Le Kongo central, une région autrefois florissante, est désormais le théâtre d’une tragédie environnementale. Les agriculteurs, poussés par la pression de maximiser leurs rendements, recourent à des pesticides, herbicides et fertilisants chimiques qui, loin d’être des alliés, deviennent des adversaires redoutables pour la terre. Ces produits, interdits et dangereux, compromettent non seulement la santé des sols mais aussi celle des communautés qui dépendent d’eux.
Les bienfaits de la terre : un film sur Nyirahabimana Léonie
Dans la localité de Kibumba, située sur la route nationale RN2 au nord de Goma chef-lieu provincial du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, une femme exceptionnelle se démarque par son courage et sa détermination. Nyirahabimana Léonie, nourrit sa famille et une partie du pays grâce à ses mains expertes qui cultivent avec amour les précieux choux de son champ.
La réalité socio-économique des femmes paysannes dans cette région est souvent marquée par de nombreux défis. Accès limité à la terre, aux ressources financières, à l’éducation et aux services de santé, niveaux élevés de pauvreté, discrimination, insécurité alimentaire et violences sont autant d’obstacles auxquels elles font face au quotidien. Pourtant, malgré ces difficultés, ces femmes jouent un rôle crucial dans l’agriculture et l’économie locale, contribuant de manière significative à la sécurité alimentaire et au bien-être de leur communauté.
Nyirahabimana Léonie incarne la force et la résilience des femmes paysannes du Nord-Kivu. Son histoire est celle d’une lutte quotidienne pour subvenir aux besoins de sa famille et pour offrir une alimentation saine à sa communauté. Son engagement et sa passion pour la terre sont admirables, et ses choux sont devenus une source de fierté et de prospérité pour sa région.
Dans un contexte où les femmes paysannes ont besoin de soutien et de reconnaissance, le film “Les Bienfaits de la Terre” réalisé par Sady Masonga et lauréat du concours de court-métrage du Festival AlimenTerre RDC édition 2020, met en lumière le travail acharné et la contribution essentielle de ces femmes à la sécurité alimentaire et au développement durable.
Kinshasa : Les producteurs vivriers face à la concurrence de la viande surgelée
À Kinshasa, les producteurs vivriers se retrouvent confrontés à un défi de taille sur le marché : la concurrence croissante de la viande surgelée importée. Cette réalité rend la vente de leurs produits locaux de plus en plus difficile, mettant en péril le développement de ce secteur crucial, alertent les acteurs concernés.
Baron Nkoy a récemment enquêté sur le terrain en rencontrant un éleveur local. Ce dernier a partagé les difficultés auxquelles il est confronté au quotidien, en particulier la gestion de sa ferme et la lutte contre les invendus. La pression exercée par l’arrivée massive de viande surgelée sur le marché local a un impact direct sur sa capacité à écouler sa production et à assurer la viabilité de son exploitation.
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les producteurs locaux à Kinshasa, qui se battent pour maintenir leur activité face à une concurrence étrangère déloyale. Les appels à un soutien accru du gouvernement et à des mesures de protection du secteur agricole local se font de plus en plus pressants, dans l’espoir de préserver la souveraineté alimentaire et le dynamisme des producteurs vivriers dans la capitale congolaise.