Du 17 au 28 août 2026, la capitale mongole, Oulan-Bator, accueille la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD). Placée sous le thème « Restoring Land. Restoring Hope » (« Restaurer les terres, restaurer l’espoir »), cette rencontre internationale réunit gouvernements, scientifiques, organisations internationales et acteurs de la société civile autour d’un enjeu devenu central : enrayer la dégradation des terres et restaurer les écosystèmes.
L’édition 2026 revêt une importance particulière puisqu’elle se déroule durant l’Année internationale des parcours et des pasteurs des Nations Unies, un thème particulièrement pertinent pour la Mongolie, où les parcours naturels constituent un pilier de l’économie, de la culture et des moyens de subsistance.
Restaurer les terres pour renforcer la résilience
Face à l’accélération du changement climatique, à la désertification et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, la restauration des terres apparaît comme une solution essentielle pour renforcer la sécurité alimentaire, préserver la biodiversité et améliorer les conditions de vie des populations rurales.
Au cœur des discussions figurent plusieurs défis majeurs : l’adaptation au changement climatique, la gestion durable des terres et de l’eau, la prévention des sécheresses, la réduction des risques de catastrophes ainsi que le développement d’approches fondées sur les écosystèmes.
Un enjeu majeur pour l’Afrique
Pour les pays africains, où la dégradation des terres affecte directement la production agricole, les moyens d’existence des populations rurales et la sécurité alimentaire, les conclusions de cette COP17 seront particulièrement suivies.
Les échanges attendus à Oulan-Bator pourraient contribuer à renforcer les politiques de restauration des terres, encourager les investissements dans des pratiques agricoles durables et favoriser une meilleure coordination entre les engagements internationaux relatifs au climat, à la biodiversité et à la gestion durable des terres.
Au-delà des négociations, cette conférence rappelle que restaurer les terres ne consiste pas uniquement à préserver les écosystèmes : il s’agit également de protéger les communautés qui en dépendent et de construire des territoires plus résilients face aux défis climatiques.